Prêt revolving : plus de sévérité pour moins de familles brisées
19 décembre, 2016 @ 8:41 Non classé

Ce qui pose problème dans cette profusion de crédit par réserve d’argent

Qu’il soit question d’un crédit immobilier pour l’achat d’une habitation ou d’un emprunt professionnel, certains types d’emprunts sont incontournables pour la réalisation de projets d’envergure. Le prêt personnel est bien sûr beaucoup sollicité quand il faut financer l’achat d’une auto, des rénovations ou des études supérieures. Évidemment, rien ne sert d’émettre des objections sur le principe même de l’endettement lorsqu’il permet de réaliser un projet défini. Si le dossier de l’emprunteur est pertinent et qu’il présente de surcroît les éléments nécessaires en guise de garanties pour son banquier, il ne devrait pas avoir trop d’inconvénients à obtenir son crédit. Toutefois, les crédits de type revolving (appelés aussi « crédits renouvelables ») sont ceux qui créent le plus de ravages dans les familles. En raison d’abord de leurs taux d’intérêt ahurissants, mais également par leurs règles de remboursement (réserve d’argent reconstituée au fur et à mesure des mensualités) qui a pour conséquence de créer un cercle vicieux alimentant le sur-endettement. Ce type de prêt est facile à obtenir et il est surtout utilisé par les consommateurs pour payer leur note par la biais d’une Carte Bleue spécifiquement dédiée. Avec cette carte en poche, son utilisateur peut être entraîné à réaliser des achats non réfléchis à cause de cette réserve qui peut donner cette fausse impression d’avoir de l’argent en abondance. Il n’y a aujourd’hui pas de mesure contraignante efficace sur les prêts à la consommation, les établissements de financement sont donc autorisés à mettre en place les conditions qu’ils désirent. Quelqu’un devra pourtant suspendre un jour cette pratique. À la place, les maisons de crédit pourraient commercialiser des solutions plus flexibles et surtout beaucoup plus abordables.

Si les prêteurs ferment l’accès au crédit, quelles conséquences sur l’économie ?

S’il y a suppression du crédit revolving, ce sont surtout les grandes enseignes généralistes et les boutiques qui seront touchées. Pour s’équiper en meubles, hi-fi et électroménager, beaucoup de clients ont recours au crédit revolving. Si les organismes financiers refusent d’ouvrir leurs offres de prêt personnel à de plus petits montants (pour compenser la perte du crédit renouvelable), il sera très difficile de les forcer à le faire.
Comme le stipule cet article concernant la régulation du crédit en Europe, voici quelques pistes sur les mesures à prendre en cas de blocage de l’économie par les banques :

- Dans un premier temps, il est possible d’imaginer que le gouvernement aide des professionnels du monde de la distribution (physique et en ligne) pour le lancement d’un organisme de crédit de « métier ». Le but à terme serait de proposer un prêt réservé aux achats et avec un TAEG indexé sur le prêt personnel classique (mais plafonné). La gestion pourrait être attribuée à une agence nouvellement créée ou à une société spécialisée et les administrateurs décideraient eux-mêmes des objectifs à suivre. Si l’emprunteur voit sa demande d’emprunt approuvée, il lui sera possible de décider librement (sous conditions toutefois) le niveau de ses futures échéances. En mettant en commun leurs forces, les distributeurs auraient plus à y gagner et les acheteurs feraient des économies.

- Autre piste, favoriser le développement du crédit entre particuliers en favorisant la création d’une plateforme nationale de mise en relation. En utilisant cette plateforme, les emprunteurs réaliseraient une simulation, puis une demande de prêt en direct. En fonction du profil, les investisseurs accepteraient ou non d’octroyer le prêt personnel. Si d’un point de vue technologique, il n’est pas très compliqué de mettre en place un tel projet, le principal challenge serait de faire en sorte que les prêteurs s’inscrivent en masse et dans un court laps de temps afin de relancer les achats à crédit.

- La troisième voie serait que l’État crée directement une banque publique dédiée au crédit à la consommation. L’aspect positif d’une telle démarche, c’est que les capitaux investis circuleraient dans l’économie réelle et quotidienne au lieu de servir à spéculer sur les marchés boursiers.

-lesconseilsdelaure
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